L’écluse du port du Légué est un ouvrage essentiel au maintien de l’activité portuaire. Elle permet au bassin à flot de garder un niveau d’eau constant et compatible avec les tirants d’eau des navires qui se trouvent à quai ou au ponton, et ce en lien avec le barrage. Le passage par l'écluse est obligatoire pour accéder au port à flot.
- enquête thématique régionale, Les ports de Bretagne
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Bretagne - Saint-Brieuc
-
Commune
Saint-Brieuc
-
Lieu-dit
port du Légué
-
Dénominationssite d'écluse, quai, logement
L'actuel site d'écluse est la conséquence de multiples avant-projets liés à la création du bassin à flot et à la volonté de créer un port à flot au Légué. L'avant-projet de 1839 envisage, en lien avec la création de nouveaux quais et l'allongement des chemins de halage, de créer un bassin latéral au lit de la rivière dont l'accès s'effectuerait par une écluse (écluse d'entrée de 60 mètres), d’effectuer la dérivation du ruisseau du Gouëdic et de barrer la rivière du Gouët (peu ou prou ce que l'observe actuellement).
En 1847, un projet d'écluse de communication entre le bassin à flot et le port est dressé. Ce projet est toujours de mise en 1859, avec une modification de l'emplacement du barrage qui se serait situé à proximité de l'écluse de communication, rejoignant les deux rives. De ce projet, il existe de nombreux plans.
Les documents rédigés par les Ponts-et-chaussées en 1847 indiquent que les pierres de taille doivent être du granite bleu issu de la vallée du Gouëdic et des environs de Saint-Brieuc. En 1854, il est établit que la carrière ne peut fournir l'ensemble des pierres de taille souhaité.
En mars 1850, les travaux sont arrêtés pour des raisons budgétaires. Or dès 1848, il est souhaité d'effectuer des choix. La construction du barrage n'est alors pas jugée essentielle. Elle ne le sera qu'en 1911, ce qui permettra l'établissement du barrage-déversoir par la suite. Quant au projet de rejoindre les deux rives, il se concrétise par la construction du pont-tournant (1891).
En 1859, l'établissement d'une estacade à l'entrée avale de l'écluse est projeté. Cela fait suite à une demande du ministre lors de la validation du projet de construction de l'écluse en 1855. En novembre 1859 un rapport des Ponts-et-Chaussées indique que les travaux de l'écluse ne sont pas achevés et qu'il y a un regret de choix d'implantation en raison de la faiblesse des fondations partiellement sur roche. Concomitamment, les travaux du bassin à flot se poursuivent. En 1860, le barrage entre quai Nemours et écluse de communication est toujours à l'état d'avant-projet.
Lors de l'inauguration en 1885, ne sont réalisés que le bassin à flot et l'écluse d'entrée.
En 1935, des travaux d'agrandissement sont menés (augmentation de 25 mètres) ce qui entraine une démolition partielle de l’ouvrage avec réemploi des pierres de taille et déplacement des portes en bois. Les abris des treuils des vannes et des portes d'écluses sont construits. Les travaux sont réalisés parc l'entreprise Bolo Sédillot compagnie.
Suite à la destruction d'une partie de l'écluse par l'armée allemande, les travaux de reconstruction du busc aval permettent d'allonger l'écluse de 85 mètres (1946).
Des travaux de modernisation ont été effectués durant les années 1980 :
-Portes à deux vantaux mises en place en 1981 (porte aval) et 1983 (porte amont),
-Modernisation et mise en place de commande hydraulique en 1982,
-Remplacement de la porte amont et passerelle en 1984,
-Mise en place du système de commande hydraulique en 1985.
-
Période(s)
- Principale : 2e moitié 19e siècle
- Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Site d'écluse composé de :
Ecluse à sas à portes busquées ; portes à deux vantaux ; deux aqueducs de sassement (2,35 m de haut ; 1,50 m de large), vanne en amont rive droite, vanne en aval rive gauche ; vannes actionnées par vérins hydrauliques ; deux postes d'écluse ; capitainerie ; bureau des éclusiers ; logements et bureaux.
Bajoyers : murs poids ; pierres de taille.
Permet d'accès à des navires de 83 m de long, 12, 8 m de large et 4 m de tirant d'eau.
-
Murs
- pierre maçonnerie
-
Mesures
- l : 120 m
- la : 14 m
- h : 7 m
-
Statut de la propriétépropriété de la région
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Conseil départemental des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Archives départementales des Côtes-d'Armor
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
- (c) Région Bretagne
Chargée d'études d'Inventaire au Conseil Régional de Bretagne.
Bassin à flot dit bassin de Guales de Mézaubran et ses quais Surcouf, de travers, presqu'île, anciennement bassin à flot n°1 (Saint-Brieuc)
Lieu-dit : port du Légué
Maison dite des éclusiers, L'île Sèche (Saint-Brieuc)
Lieu-dit : L'île Sèche, la Presqu'île
Chargée d'études d'Inventaire au Conseil Régional de Bretagne.