130 000 dossiers d’Inventaire à explorer
« L’arme parfaite contre les déprédations de tous genres est l’intérêt que les usagers, les habitants des petites villes prennent à « leurs » édifices, même modestes […] » André Malraux, André Chastel 1964

Depuis la création de l’Inventaire en 1964 en Bretagne, plus de 130 000 dossiers d’études réunissent textes, photographies, plans, cartes, reproductions de documents anciens,

La méthodologie et les outils d’investigation ont varié au cours de ces 60 années d’exploration : les dossiers restituent aussi l’épaisseur historique et le contexte dans lequel chaque étude a été conduite. La photothèque permet de consulter et de commander les photographies liées aux enquêtes. Plusieurs milliers d’autres clichés, les « dossiers papier » réalisés lors des premières études et un fonds important d’ouvrages et revues sont consultables à notre centre de documentation.

La Région Bretagne s’attache à co-construire la connaissance des patrimoines bretons en invitant tous ceux qui le souhaitent à s’associer à ces explorations du territoire en utilisant l’application GLAD.

Image du jour
Vue générale de face
Lumière sur

L’eau purifiée, c’est-à-dire déminéralisée ou déionisée sert à remplir les accumulateurs électrochimiques. Si les électrodes sont à base de plomb, l'électrolyte ou solution conductrice est un mélange d'eau déionisée et d'acide sulfurique. Dans la centrale électrique se trouvait un appareil électrique pour distiller l’eau servant aux accumulateurs des sous-marins nazis. Après la Seconde Guerre mondiale, la production d’eau déionisée se poursuit ce qui nécessite l’installation de bouilleurs en 1946.

Le local dédié à la déminéralisation de l’eau est mentionné sur un plan de 1965 de la Direction des constructions et armes navales mis à jour en 1979. Il a la particularité d’avoir conservé l’intégralité de ses équipements depuis la fermeture de la base de sous-marins de Keroman en 1997. Les consignes de sécurité au travail et les instructions pour un cycle complet de production d’eau déminéralisée sont d’ailleurs encore affichées sur les murs.

La station de déminéralisation de l’eau abrite un système de déionisation à deux chambres : l’une contenant une résine cationique (fortement acide) capable d'échanger les cations de l'eau par des ions H+ et la seconde contenant une résine anionique (fortement basique), capable d'échanger les anions de l'eau par des ions OH-. L'eau de ville circule d’abord dans la colonne cationique, puis l’eau décationisée s'écoule dans la colonne anionique. A la fin du processus, la pureté de l'eau est évaluée par sa conductibilité ou résistance électrique et par la recherche de chlorures pour éviter le phénomène de corrosion. Une fois traitée, l’eau déionisée est stockée dans des cuves vraisemblablement situées au-rez-de-chaussée (l’une d’elles a une capacité de 30 m3).

Vue de l'un des deux bacs en résine polyester avec hotte d'aspiration et système de tuyauterie. A gauche, armoire d'atelier et établi. Le plafond est constitué de poutres préfabriquées en béton armé avec avec plafonnier à lampe fluorescente