Dossier d’œuvre architecture IA29001334 | Réalisé par
Lécuillier Guillaume
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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  • enquête thématique régionale, Inventaire des fortifications littorales de Bretagne
  • enquête thématique régionale, Inventaire des héritages militaires en Bretagne
Batterie de Beaufort, Pointe de Cornouaille (Roscanvel)
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bretagne - Crozon
  • Hydrographies
  • Commune Roscanvel
  • Lieu-dit Pointe de Cornouaille
  • Cadastre Domaine public maritime
  • Dénominations
    batterie

La batterie de Beaufort est classée au titre des Monuments historiques depuis 25 avril 2013 avec la batterie de Cornouaille, la tour-modèle de type 1811 de Cornouaille, des édicules correspondant aux batteries d’artillerie de côte du 19e siècle, le poste extérieur de la ligne de torpilles de fond du goulet de Brest et la batterie antiaérienne lourde Ebbstrom datant de la Seconde Guerre mondiale (voir la notice des Monuments historiques).

Créé en 2002, ce dossier d’Inventaire du patrimoine a été mis à jour en 2026 dans le cadre de l'Inventaire des héritages militaires porté par la Région Bretagne. Ces contenus ont fait l’objet en 2011 d'une publication intitulée "Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal".

La batterie d’artillerie de Beaufort est réputée édifiée en 1666 : elle doit son nom à François de Vendôme (1616-1669), deuxième duc de Beaufort qui fut Grand-maître de la navigation du royaume de France de 1665 à 1669. A cette époque, c’est Abraham Duquesne qui est commandant de la Marine à Brest.

Endommagée par la mer, la batterie aurait été reconstruite en 1691 (Truttmann, 1975).

En 1694, la position comprend deux parties : la première partie comprenant 10 embrasures armées de 10 canons de 12 livres ; la seconde partie comprenant 21 embrasures armées de 8 canons de 12 livres et 8 canons de 16 livres. Cette batterie est dite "batterie annexe" de celle de Cornouaille construite de 1684 à 1696.

Voici une description de son état en 1811 : "...elle a été abandonnée parce qu’elle est extrêmement resserrée entre le rocher et que la mer aminé une excavation au-dessous qui en a fait craindre l’écroulement ; son épaulement en maçonnerie et à embrasures s’élève de 20 mètres au-dessus de la basse mer : il y existe encore quinze pièces de 36 [livres] en fer non montées et hors de service [c’est vraisemblablement celles correspondant à l’état de l’artillerie de 1695 !], un fourneau à réverbère que les écroulements ont en partie écrasé et deux bâtiments dont l’un servait de poudrière et l’autre de corps de garde ; quoiqu’en très mauvais état, ils sont susceptibles de réparations et pourraient être utiles au service de la batterie de Cornouaille".

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 17e siècle
    • Secondaire : 18e siècle

La batterie de Beaufort est implantée en contrebas de la pointe de Cornouaille (à l'est de l’actuelle batterie de Cornouaille). Implantée en hauteur par rapport au niveau de la plate-forme de la batterie de Cornouaille, elle se compose de deux parties distinctes.

L’escarpe et le parapet percé d’embrasures sont montés en maçonnerie de gneiss de couleur foncée avec chaînages et joues d’embrasures en granite gris.

Le parapet est ruiniforme ; les vestiges de deux bâtiments - four à boulets et corps de garde - sont visibles.

  • Murs
    • gneiss maçonnerie
    • granite pierre de taille
  • État de conservation
    mauvais état, inégal suivant les parties, envahi par la végétation
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public de l'Etat, parcelle appartenant au Conservatoire du littoral.
  • Intérêt de l'œuvre
    vestiges de guerre, à signaler
  • Éléments remarquables
    batterie
  • Sites de protection
    site classé
  • Précisions sur la protection

    Édifice classé au titre des Monuments historiques avec la batterie de Cornouaille.

    La batterie [de Cornouaille] et les vestiges militaires présents sur le site (notamment la batterie de Beaufort, la tour-modèle de type 1811 et les pièces françaises et allemandes) avec leurs sols d'assiette, en totalité (cad. D 736 à 738) : classement par arrêté du 25 avril 2013.

    Champ "protection" non rempli pour éviter les doublons lors du recensement des architectures militaires protégées au titre des des Monuments historiques.

    Site classé par arrêté du 16 janvier 1978.

Site classé en 1978 au titre de la loi du 2 mai 1930 sur la protection des monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général.

Bibliographie

  • TRUTTMANN, Philippe. "Architecture militaire" In CALVEZ, Louis (dir.) La Presqu´île de Crozon : histoire, art, nature. Paris : Nouvelle Librairie de France, 1975.

  • COLLECTIF (sous la dir. de la Commission du patrimoine de la marine et du service des travaux immobiliers maritimes avec le concours du service historique de la Marine). Pierres de mer, "Le patrimoine immobilier de la Marine nationale". Paris, Association pour le Développement et la Diffusion de l´Information Militaire, collection : les Armes et les Hommes, 1996.

  • LÉCUILLIER, Guillaume (dir.), BESSELIÈVRE, Jean-Yves, BOULAIRE, Alain, CADIOU, Didier, CORVISIER, Christian, JADÉ, Patrick. Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal. Rennes : éditions Presses Universitaires de Rennes, collection Cahiers du patrimoine, 2011, n° 94, 388 p.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Périodiques

  • LÉCUILLIER, Guillaume. "Quand l'ennemi venait de la mer. Les fortifications littorales en Bretagne de 1683 à 1783". Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 114-4, 2007.

    https://journals.openedition.org/abpo/473

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Documents multimédia

  • Association "1846". JADÉ, Patrick. "Pourquoi si peu de fours à boulets bien conservés ?". 22 Avril 2019.

    https://association-1846.over-blog.com/2019/04/pourquoi-si-peu-de-fours-a-boulets-bien-conserves.html

Annexes

  • Rapport sur les forts, batteries et ouvrages défensifs à la mer, 1811
  • Vauban dans le goulet de Brest ou "comment faire du goulet une véritable barrière de feu" (Guillaume Lécuillier in Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal, 2011 ; mise à jour mars 2026)
  • Les batteries de Cornouaille par Philippe Truttmann (1934-2007 ; lieutenant-colonel du Génie, spécialiste de l’architecture militaire)
Date(s) d'enquête : 2002; Date(s) de rédaction : 2002, 2026
(c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne
(c) Région Bretagne
Lécuillier Guillaume
Lécuillier Guillaume

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