Dossier d’œuvre architecture IA29001332 | Réalisé par
Lécuillier Guillaume (Contributeur)
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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  • enquête thématique régionale, Inventaire des fortifications littorales de Bretagne
  • enquête thématique régionale, Inventaire des héritages militaires en Bretagne
Batterie de Cornouaille, pointe de Cornouaille (Roscanvel)
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bretagne - Crozon
  • Commune Roscanvel
  • Lieu-dit Pointe de Cornouaille
  • Cadastre Domaine publique maritime : batterie basse ; OD 738 : uniquement le chemin d'accès et l'escalier
  • Dénominations
    batterie
  • Appellations
    Fort de Cornouaille, Grande batterie de Cornouaille

La batterie de Cornouaille appartient depuis 2009 au Conservatoire du littoral (elle appartenait auparavant au ministère des Armées).

Imaginée en 1683 par Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), alors Commissaire général des fortifications, pour la défense du goulet de Brest, la batterie de Cornouaille est construite de 1684 à 1696 sous la direction de l’ingénieur Paul-Louis Mollart (1649-1713) et de Jean-Pierre Traverse (mort vers 1720) avec le concours de l’ingénieur Siméon Garengeau (1647-1741) qui réalise le devis initial.

Le goulet, bras de mer long de 6 km et large a minima de 2 km, est le seul accès maritime de la rade de Brest. Deux passes permettent aux navires de naviguer sans encombre dans le goulet : "la passe des vaisseaux du côté de Léon" (nord du goulet) ou "côté de Cornouaille" (sud du goulet) pour éviter les roches (d’ouest en est : Mengant, la Basse Goudron et les Fillettes) qui "divisent la passe des navires et les obligent à ranger la côte d’un côté ou d’autre et par conséquent s’approcher de l’une de ces batteries" (Vauban, Projet général pour la défense de Brest, mai 1683).

Nommée dès l’origine "batterie de Cornouaille", en référence au diocèse de Cornouaille sur la côte duquel elle est située, elle se compose initialement d’une batterie d’artillerie basse implantée sur une plate-forme aménagée par le déroctage de la falaise. De l'autre côté du goulet, en vis à vis, se trouve la "batterie de Léon" en référence au diocèse de Léon : elle est nommée plus tard "fort du Mengant" (à lire en annexe : Vauban dans le goulet de Brest ou "comment faire du goulet une véritable barrière de feu").

En raison de son emplacement stratégique, son armement ne cesse d'évoluer de la fin du 17e siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le projet originel comprenait, comme au fort du Mengant où il est réalisé, une batterie basse et une batterie haute reliées par des branches tombantes défendues par une tour.

La batterie basse de Cornouaille, mais aussi la batterie de Beaufort, la tour-modèle de type 1811 de Cornouaille, des édicules correspondant aux batteries d’artillerie de côte du 19e siècle, le poste extérieur de la ligne de torpilles de fond du goulet de Brest et la batterie antiaérienne lourde Ebbstrom datant de la Seconde Guerre mondiale sont classés au titre des Monuments historiques depuis 25 avril 2013 (voir la notice des Monuments historiques).

Créé en 2004, ce dossier d’Inventaire du patrimoine a été mis à jour en 2026 dans le cadre de l'Inventaire des héritages militaires porté par la Région Bretagne. Il a notamment bénéficié des travaux de Philippe Truttmann (1934-2007 ; lieutenant-colonel du Génie, spécialiste de l’architecture militaire) et de l’expertise des membres de l’association "1846, la fortification du 19e siècle, connaître et partager". Ces contenus ont fait l’objet en 2011 d'une publication intitulée "Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal".

Le site de la batterie de Cornouaille est géré par la communauté de communes Presqu'île de Crozon-Aulne maritime. Des travaux de consolidation ont été réalisés en 1999 sur la batterie basse ; son état sanitaire est alarmant en 2026.

Un projet de fortification de l'ingénieur Sébastien Le Prestre de Vauban

Programmés par Sébastien Le Prestre de Vauban en mai 1683, les travaux de la batterie de Cornouaille débutent fin 1684, d’après le devis initial de l'ingénieur Garengeau (1647-1741), par le déroctage de la falaise à la mine afin d’aménager une vaste plate-forme. Faute de fonds disponibles du fait de l’aménagement de l’arsenal et de la coûteuse batterie de Léon (en vis-à-vis dans le goulet), les travaux sont rapidement stoppés, mais reprennent après l’épisode malheureux de la bataille navale de La Hougue dans le Cotentin en juin 1692. La construction, supervisée par les ingénieurs Paul-Louis Mollart (1649-1713) puis Jean-Pierre Traverse (mort vers 1720) à partir de 1692), est achevée à la fin de l’année 1696. Dès juillet 1694, l’ouvrage est notamment armé – à titre expérimental – par huit canons de 60 livres de balle (le plus fort calibre en service à l’époque).

"La grande batterie de Cornouaille n’est pas achevée ; il manque encore beaucoup de maçonnerie à ses parapets et à son revêtement, beaucoup de roc très dur à escarper et des bâtiments à faire qui demandent qu’on y travaille actuellement. […] Au reste, il se peut que dans l’achèvement et la garde des forts et batteries énoncés en ce mémoire, la Terre et la Mer n’y soient fort mélangées : la Terre pour le travail, la garde et le service du canon, suivant les besoins et les lieux qui seront occupés par les troupes de terre, et la mer pour la même chose, notamment pour le principal service des batteries, en quoi les canonniers et soldats de la marine sont beaucoup plus adroits que ceux de terre ; outre que si l’on veut diligenter les ouvrages, il en faudra nécessairement tirer les poudres nécessaires à rompre le roc, les plates-formes, les affûts et le canon, de même que toutes les ferrures dont on aura besoin et beaucoup d’autres minuties qui se trouveront plus facilement dans l’arsenal et à meilleur marché que partout ailleurs, avec tous les ouvriers nécessaires à les mettre en œuvre, adroits et bien instruits. […] Comme tout cela n’a pour but que le service d’un même maître, la conservation de la plus belle partie de la marine, elle ne doit faire aucune difficulté d’y contribuer en ce qu’elle pourra de ses ouvriers et de ses matériaux". Vauban, Mémoire qui prouve la nécessité de mieux fortifier les côtés du goulet de Brest qu’ils ne l’ont été par le passé ; l’utilité et l’épargne qui en reviendrait au roi, 1695.

Dans l’esprit de Vauban, les batteries de Beaufort et de Cornouaille forment, comme il l’écrit, un tout cohérent "comptant celle de Beaufort comme faisant partie de celle de Cornouaille, à laquelle elle sera vraisemblablement jointe". En 1695, cet ensemble compte au total cinquante canons. Si la batterie de Cornouaille comporte bel et bien 36 embrasures plongeantes, quoique l’armement pour cette dernière se limitât toujours à 30 pièces d’artillerie (de 24 à 60 livres de balle), les projets de casernements en partie basse et de batterie haute de bombardement accompagnée de "branches tombantes crénelés" sont abandonnés.

Un "corps de garde et logement", dont le plan est sensiblement le même que celui de 1696, est proposé en vain par l’ingénieur Frézier en novembre 1744. L’heure est à l’économie, et ce malgré le double emploi affirmé de cet édifice : "pour les canonniers pendant l’été lequel servira de hangar à mettre les affûts à couvert pendant l’hiver et les mauvais temps où la batterie n’est pas armée". Seules des dépenses strictement indispensables pour les ouvrages existants sont engagées à l’instar du nouveau magasin à poudre et d’un "bout" de plate-forme en pierre de taille. Des latrines, accessibles par une embrasure (la seule qui soit dans son état d’origine permet d’apercevoir les joues d’embrasure en granite), ont été accolées à l’extrême ouest de la batterie.

Au sommet de la falaise, une grande bâtisse orientée nord-sud a néanmoins été construite dans le premier quart du 18e siècle ; on y trouve "[le] logement du gardien des batteries, [une] cour de décharge au bois, [une] chambre d’officier, [un] magasin aux vivres, [un] corps de garde [et le] logement des gardiens entretenus pour faire les signaux".

Une batterie dite "batterie des signaux" est également mentionnée sur la falaise durant la guerre de Sept Ans (1756-1763).

De nouvelles implantations aux 19e et au 20e siècles

Légèrement en arrière de la position, une tour-modèle 1811 pour 60 hommes dont l’armement régulier consiste en quatre canons de 24 livres ou de 16 livres est construite en 1813 afin de protéger les accès des batteries de Cornouaille et de Beaufort.

L’obturation des embrasures de la batterie basse, très soignée, en pierre de taille de granite de l’Aber-Ildut, a été réalisée entre 1791 et 1807 (Jadé, 2016). Cette modification a pour but de permettre le tir à barbette, c’est-à-dire au-dessus du rempart.

D’après l’Atlas de mise en état de défense des côtes de l’Empire français (1858), la batterie de Cornouaille est classée en premier degré d’importance : elle est armée de neuf canons de 30 livres de balle modèle 1840 sur affût pivotant et neuf obusiers de 22 cm modèle 1827 sur affût de fer pivotant.

La décennie 1880 voit surgir de nouveaux besoins en matière de défense des côtes nécessitant plus ou moins de travaux : poste extérieur de la ligne de torpilles de fond du goulet de Brest (1878), test d’un projecteur expérimental mobile pour la défense nocturne du goulet (1884), implantation définitive sous "abri caverne" d’un poste photo électrique fixe dans le goulet éclairant la ligne de mines sous-marines entre la pointe de Cornouaille et le rocher du Mengant (1885), spectaculaire batterie casematée aménagée pour partie dans la falaise et sous le terre-plein de la batterie vaubanienne et son escalier d’accès (1888) et batterie de quatre canons Hotchkiss de 47 mm à tir rapide avec magasin à munitions et hangar à matériels (1892-1893).

Une batterie annexe composée de quatre canons de 100 mm est également construite à l’extrême fin du 19e siècle sur la pointe. Trois matériels de 100 mm modèle 1897 sont toujours mentionnés en 1940.

Une section de quatre mitrailleuse est installée en 1928 (Julien Hily, 2024).

En 1943, l’occupant aménage, sur le plateau dominant le goulet de Brest à 67 m au-dessus du niveau de la mer, une batterie antiaérienne composée de six encuvements de type Flak 243b pour quatre canons de 10,5 cm et plusieurs pièces de 2 cm (dont une située sur la terrasse de la tour réduit), un septième encuvement situé en position centrale est doté d’un télémètre : il servait de poste de direction de tir. Les cuves sont disposées suivant les sommets d’un hexagone régulier rappelant la fortification bastionnée classique. L’ancienne caserne du 18e siècle est rasée tandis que la tour-réduit sert de munitionsbunker. Deux projecteurs, dont un mesurant 60 cm, placé en bordure de la falaise sous un abri bétonné et l’autre de 150 cm de diamètre ainsi qu’un radar de type FuMO213 Würzburg (pour Funk Meß Ortung, appareil radio de localisation) d’une portée de 20 à 30 km, sont attestés par les archives allemandes. Cette position d’artillerie côtière de la Kriegsmarine codée Ebbstrom est numérotée C 336. Elle a été violemment bombardée en août 1944.

(Guillaume Lécuillier in Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal, 2011 ; mise à jour, mars 2026.)

La batterie d’artillerie de Cornouaille est implantée au pied de la pointe homonyme, face au fort du Mengant. Son accès se fait par un chemin, puis un escalier monumental longeant la falaise au sud. Les vestiges d’une porte sont visibles en léger surplomb de la batterie.

De forme elliptique, la batterie se compose d’une vaste plate-forme obtenue par un déroctage massif de la falaise, soutenue et protégée du côté de la mer par une escarpe surmontée d’un parapet long de 200 m environ.

Cette escarpe à léger fruit se compose d’une maçonnerie complexe :

- sur toute la longueur de la batterie, un soubassement en gradin en pierre de taille de granite gris (provenant de l’Aber-Ildut) sur trois voire quatre assises ;

- à intervalle régulier, sous chaque merlon, des chaînages en pierre de taille alternant carreaux et boutisses ;

- entre les chaînes harpées en granite, un remplissage en maçonnerie de moellon de gneiss de couleur foncée, presque noire (d’origine proximale, c’est à dire issu du déroctage de la falaise) ;

- derrière l’escarpe, un fourrage de maçonnerie faisant la liaison avec la falaise déroctée.

Au-dessus du cordon en granite (sorte de moulure circulaire formant une arase horizontale), le parapet vertical en maçonnerie de moellon de gneiss, sommé par une tablette en pierre de taille de granite, est rythmé par trente-six embrasures encadrées de pierres de taille de granite.

Toutes les trois embrasures, des gargouilles permettent d’évacuer les eaux de pluie et de ruissellement de la plate-forme (quelques gargouilles moulurées subsistent encore).

Des feuillures latérales - observées sur certaines boutisses en granite du chaînage de l’escarpe - témoignent de la présence originelle d’un enduit sur la maçonnerie de moellon de gneiss ce que confirme l’observation de traces d'enduit ocre rouge, du type de celui de la Tour Vauban à Camaret. Les merlons du parapet étaient également enduits.

 Un état sanitaire alarmant

Achevée il y a 330 ans (1696/2026), la batterie de Cornouaille est régulièrement soumise à de fortes houles voire à des tempêtes. Déclassée militairement, la batterie n’est plus entretenue depuis plus de 100 ans. Caniveaux et gargouilles ne fonctionnent plus. Les eaux de pluie et de ruissellement s’écoulent difficilement dans la mer du fait de la présence d’humus et d’une végétation importante sur la plate-forme.

Deux brèches sont visibles au centre et à l’ouest de l’escarpe de la batterie. Elles se caractérisent par la disparition du remplissage en moellon suivie par la disparition progressive des chaines harpées en pierre de taille de granite. Paradoxalement, ces "manques" permettent d’observer - à la manière d’une coupe archéologique - l’intérieur de l’escape et de mesurer l’ampleur des travaux de déroctage qui ont été nécessaires pour la construction de l’édifice.

Dans les deux cas, une partie du cordon et du parapet est soutenue par des poteaux en béton armé [1999]. La brèche ouest n’est "stabilisée" que par la présence d’étais métallique de chantier.

La brèche ouest est la plus importante en longueur : deux chaînes harpées en pierre de taille de granite et trois espaces intermédiaires de maçonnerie de moellon de gneiss sont manquants.

La brèche centrale est moins importante en longueur, mais semble plus inquiétante : une chaîne harpée en pierre de taille de granite et deux espaces intermédiaires de maçonnerie de moellon de gneiss sont manquants. La brèche s'est agrandie durant la tempête Ciarán dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023 : les matériaux de la plate-forme s’échappent désormais par la brèche et le parapet menace de s’effondrer.

Une plate-forme, un parapet et des infrastructures qui témoignent de l’évolution de l’armement

La plate-forme a fait l’objet d’un important travail de nivellement.

Les travaux de recherche des membres de l’association "1846. La fortification du XIXe siècle : connaître et partager" ont permis de mettre en évidence l’évolution de l’armement de la batterie de Cornouaille.

Les embrasures de la batterie de Cornouaille, murées en maçonnerie de pierre de taille de granite et la transformation du parapet (épaississement et reprofilage) témoignent du passage de canon sur affût de bord à des affûts de côte à châssis pivotant pour tirer à barbette (c’est-à-dire au-dessus du parapet). Ces modifications [datées entre 1791 et 1807] ont permis d’armer la batterie par dix-huit canons de 36 livres, puis neuf canons de 30 livres et neuf obusiers de 22 cm.

L’embrasure située la plus à l’ouest demeure dans son état d’origine : elle servait d’accès aux latrines.

Derrière le parapet sont visibles d’autres emplacements de tir :

- pour trois canons de marine rayés de 19 cm modèle 1864-66 (des petites encoches en brique et ciment sont visibles dans l’épaisseur du parapet) [1874] ;

- pour quatre canons Hotchkiss de 47 mm à tir rapide (deux ensembles de deux sous-sellettes) [1892-1893] ; un magasin à munitions et un hangar à matériels sont construits.

- pour quatre mitrailleuse (quatre emplacements bétonnés avec sous-sellettes) [1928] ;

A l’extrémité est de la batterie basse, une batterie casematée pour deux canons de 32 cm de calibre a été aménagée [1888] sous le niveau de la plate-forme originelle : les deux axes de tir ainsi que les deux arcs de décharge réalisés dans l’escarpe sont visibles.

Un poste photo-électrique pour projecteur de 90 cm a également été aménagé sous le niveau de la plate-forme originelle. Il est accessible par un escalier.

  • Murs
    • gneiss maçonnerie
    • granite pierre de taille
  • Toits
    granite en couverture, terre en couverture
  • Couvertures
    • terrasse
  • État de conservation
    mauvais état, menacé
  • Mesures
    • l : 200 m (longueur de l'escarpe et du parapet)
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public, parcelles appartenant au Conservatoire du littoral.
  • Intérêt de l'œuvre
    vestiges de guerre, à signaler
  • Éléments remarquables
    batterie, mur défensif, escalier
  • Sites de protection
    site classé
  • Protections
    classé MH, 2013/04/25
  • Précisions sur la protection

    La batterie [de Cornouaille] et les vestiges militaires présents sur le site (notamment la batterie de Beaufort, la tour-modèle de type 1811 et les pièces françaises et allemandes) avec leurs sols d'assiette, en totalité (cad. D 736 à 738) : classement par arrêté du 25 avril 2013.

    Site classé par arrêté du 16 janvier 1978.

  • Référence MH

Site classé en 1978 au titre de la loi du 2 mai 1930 sur la protection des monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général.

Bibliographie

  • TRUTTMANN, Philippe. "Architecture militaire" In CALVEZ, Louis (dir.) La Presqu´île de Crozon : histoire, art, nature. Paris : Nouvelle Librairie de France, 1975.

  • COLLECTIF (sous la dir. de la Commission du patrimoine de la marine et du service des travaux immobiliers maritimes avec le concours du service historique de la Marine). Pierres de mer, "Le patrimoine immobilier de la Marine nationale". Paris, Association pour le Développement et la Diffusion de l´Information Militaire, collection : les Armes et les Hommes, 1996.

  • COCHOIS, Jean-Baptiste. "Des batteries du goulet de Brest : la batterie de Léon ou du Mengant, la Roche Mengant, la batterie de Cornouaille", non édité, 1996, 60-30-24 p.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : VI-LG12. Ancienne cote : VI-4 3348.
  • PETER, Jean (préface de Jean Meyer). Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704. Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume. La route des fortifications en Bretagne et Normandie. Paris : édition du Huitième Jour, coll. Les étoiles de Vauban (dir. N. Faucherre), 2006, 168 p.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • FRIJNS, Marco, MALCHAIR, Luc, MOULINS, Jean-Jacques, PUELINCKX, Jean. Index de la fortification française. Métropole et Outre-mer. 1874-1914. Vottem (Belgique) : autoédition, 2008, 832 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume (dir.), BESSELIÈVRE, Jean-Yves, BOULAIRE, Alain, CADIOU, Didier, CORVISIER, Christian, JADÉ, Patrick. Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal. Rennes : éditions Presses Universitaires de Rennes, collection Cahiers du patrimoine, 2011, n° 94, 388 p.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Périodiques

  • REBERAC, Fabien. "Le désarmement des batteries de rupture casematées du goulet de Brest en 1915 et 1917, première partie". Fortifications et patrimoine, n° 11, juillet 1999.

  • REBERAC, Fabien. "Le désarmement des batteries de rupture casematées du goulet de Brest en 1915 et 1917, deuxième partie". Fortifications et patrimoine, n° 12, octobre 1999, 52 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume. "Quand l'ennemi venait de la mer. Les fortifications littorales en Bretagne de 1683 à 1783". Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 114-4, 2007.

    https://journals.openedition.org/abpo/473

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CHAURIS, Louis. "Pavage en microgranite du fort de Cornouaille". Avel Gornog, n° 21, 2012.

  • JADÉ, Patrick, DUIGOU, Lionel. "La batterie basse de Cornouaille, 250 ans d’évolution d’une fortification littorale" in DOSSIER : Roscanvel. Petite histoire de La Pagode à Quélern. Les fours à chaux. Avel Gornog, Histoire, nature et vie en presqu'île de Crozon, n° 26, 2017.

Documents multimédia

  • Arrêté du 31 décembre 2008 portant affectation définitive d'ensembles immobiliers domaniaux.

    Par arrêté du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, et du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique en date du 31 décembre 2008, sont affectés, à titre définitif, au Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres divers ensembles immobiliers domaniaux sis à Roscanvel (Finistère) et cadastrés ainsi qu'il suit.

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000020157870

  • Association "1846". JADÉ, Patrick. "Postes de torpilles du goulet de Brest". 3 janvier 2016.

    https://association-1846.over-blog.com/2016/01/les-postes-de-torpilles-du-goulet-de-brest.html?fbclid=IwVERTSAQZbepleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAwzNTA2ODU1MzE3MjgAAR5QAoMhOz2DpPqF_-Wux7zPFP2dqdtNC2Lta0YjFN-rGB2iEpVdUmi321VdNA_aem_fwHpgmn-VoAS4bIEwi-UPQ&sfnsn=scwspmo

  • Association "1846". "Batterie de Cornouaille, Roscanvel". 22 septembre 2016.

    https://association-1846.over-blog.com/2016/09/batterie-de-cornouaille-roscanvel.html

  • Association "1846". JADÉ, Patrick. "Batteries casematées du goulet de Brest". 15 Juin 2018.

    https://association-1846.over-blog.com/2018/06/batteries-casematees-du-goulet-de-brest.html

  • Association "1846". JADÉ, Patrick. "Pourquoi si peu de fours à boulets bien conservés ?". 22 Avril 2019.

    https://association-1846.over-blog.com/2019/04/pourquoi-si-peu-de-fours-a-boulets-bien-conserves.html

  • HILY, Julien. "Vestiges correspondant à une section de mitrailleuses datant de l'entre-deux-guerres". Fortifications de la presqu'île. 4 janvier 2024.

    https://www.facebook.com/profile/100064600095487/search/?q=section%20de%20mitrailleuses

  • HILY, Julien. "Les dégâts sur la batterie basse de Cornouaille à Roscanvel dans le goulet de Brest". Fortifications de la presqu'île. 18 mars 2024.

    https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=819254183571244&id=100064600095487&rdid=Fdbo0YUQPCQhgVxs

Annexes

  • L'ingénieur Le Prestre de Vauban d'après Anne Blanchard (Dictionnaire des Ingénieurs militaires, 1981)
  • L'ingénieur Garengeau d'après Anne Blanchard (Dictionnaire des Ingénieurs militaires, 1981)
  • L'ingénieur Mollart (de) d'après Anne Blanchard (Dictionnaire des Ingénieurs militaires, 1981)
  • L'ingénieur Traverse d'après Anne Blanchard (Dictionnaire des Ingénieurs militaires, 1981)
  • Extrait de Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704 par Jean Peter
  • Les batteries de Cornouaille par Philippe Truttmann (1934-2007 ; lieutenant-colonel du Génie, spécialiste de l’architecture militaire)
  • Vauban dans le goulet de Brest ou "comment faire du goulet une véritable barrière de feu" (Guillaume Lécuillier in Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal, 2011 ; mise à jour mars 2026)
Date(s) d'enquête : 2004; Date(s) de rédaction : 2004, 2026
(c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne
(c) Région Bretagne
Lécuillier Guillaume
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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