Dossier d’œuvre architecture IA35132920 | Réalisé par
Lécuillier Guillaume (Contributeur)
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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  • opération ponctuelle
Digue du Marais Rabot, chemin des Amoureux (Saint-Malo) (dossier en cours)
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Collection particulière

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bretagne - Saint-Malo Nord
  • Commune Saint-Malo
  • Lieu-dit
  • Adresse chemin des Amoureux
  • Cadastre CA 555-559  ; CA 571-572
  • Dénominations
    digue

Bien que ruiniformes, les vestiges de la digue du Marais Rabot - figurant dès 1834 sur le cadastre parcellaire - sont importants pour l’histoire de la ville de Saint-Malo qui a gagné sur la mer une grande partie de son territoire. C’est cette mer intérieure, découverte à chaque basse, jusqu’à Paramé et la montagne Saint-Joseph, avec au centre le Talard (voir la carte de Denis de la Voye, vers 1680), progressivement endiguée, qui devient au 19e siècle les ports de Saint-Malo et de Saint-Servan connectés à la gare ferroviaire de Saint-Malo.

Ce dossier ponctuel d’Inventaire du patrimoine a été créé en avril 2026 par la Région Bretagne par suite de la sollicitation d’Alain Bargain, l’un des propriétaires actuels de la digue. Les vestiges de la digue du Marais Rabot ne sont pas recensés dans le plan local d’urbanisme de Saint-Malo de 2025.

Non datée avec précision, cette digue a contribué à contrôler la petite mer intérieure de Saint-Malo et à assécher les marais. Figurée sur le cadastre parcellaire de Saint-Malo de 1834 (section B dite du Marais, première feuille), elle porte le toponyme "Digue du Marais Rabot". Elle est implantée à la limite entre les anciennes communes de Saint-Malo et de Paramé (communes fusionnées le 30 octobre 1967 avec Saint-Servan).

La ferme du Marais Rabot se trouvait sur le territoire de la commune de Paramé. Dans les environs proches, côté Saint-Malo, se trouvaient la "ferme du Petit Marais" (au nord) et "la Maison Rouge" (au sud). Sur la digue passaient, au nord le chemin de Rivasselou, et au sud, le chemin de Saint-Joseph.

La digue du Marais Rabot appartenait autrefois au domaine communal.

Dans l’acte de vente daté de 1987 de l’une des parcelles de la digue, il est stipulé : "la conservation de la digue existante à son niveau actuel ; la suppression des arbres morts et le reboisement avec des essences différentes ; l’entretien du terrain ; la construction d’une clôture commune, composée de poteaux en ciment, d’une plaque d’environ 0,5 m de hauteur, le tout surmonté d’un grillage, type losange de préférence".

Situé à 450 m au nord-est de la digue, le Jardin Marais Rabot Nord est décrit comme un "ensemble de bassin de retenue d’eau paysagé et de jardin arboré, trait d’union d’un parcours pédestre depuis le parc de Rousse vers le bassin de retenue d’eau paysagé du Marais Rabot Sud".

  • Période(s)
    • Principale : Temps modernes, Epoque contemporaine , (incertitude)

Deux tronçons de la digue du Marais Rabot subsistent en mars 2026 : le premier tronçon, long de 67 m environ est situé dans cinq parcelles privées (section CA, n° 555-559) et de façon résiduelle, dans une parcelle appartenant à la commune de Saint-Malo (section CA, n° 572) ; un second tronçon, long de 30 m environ, est située dans une parcelle privée (section CA, n° 571). Les deux tronçons de la digue sont visibles depuis le chemin de la Digue aux Amoureux.

Les parcelles de la digue mesurent approximativement 5 m de largeur soit la largeur de la digue originelle. Construite en argile et recouverte de terre, la digue est dotée d’un mur de soutènement en maçonnerie du côté ouest. La maçonnerie de la digue présente de nombreux désordres ; elle a été remontée en divers points.

  • Murs
    • terre
    • pierre maçonnerie
  • Toits
    terre en couverture
  • État de conservation
    état moyen, vestiges, inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    digue
Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Bretagne
Lécuillier Guillaume
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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