Non datée avec précision, cette digue a contribué à contrôler la petite mer intérieure de Saint-Malo et à assécher les marais. Figurée sur le cadastre parcellaire de Saint-Malo de 1834 (section B dite du Marais, première feuille), elle porte le toponyme "Digue du Marais Rabot". Elle est implantée à la limite entre les anciennes communes de Saint-Malo et de Paramé (communes fusionnées le 30 octobre 1967 avec Saint-Servan).
La ferme du Marais Rabot se trouvait sur le territoire de la commune de Paramé. Dans les environs proches, côté Saint-Malo, se trouvaient la "ferme du Petit Marais" (au nord) et "la Maison Rouge" (au sud). Sur la digue passaient, au nord le chemin de Rivasselou, et au sud, le chemin de Saint-Joseph.
La digue du Marais Rabot appartenait autrefois au domaine communal.
Dans l’acte de vente daté de 1987 de l’une des parcelles de la digue, il est stipulé : "la conservation de la digue existante à son niveau actuel ; la suppression des arbres morts et le reboisement avec des essences différentes ; l’entretien du terrain ; la construction d’une clôture commune, composée de poteaux en ciment, d’une plaque d’environ 0,5 m de hauteur, le tout surmonté d’un grillage, type losange de préférence".
Situé à 450 m au nord-est de la digue, le Jardin Marais Rabot Nord est décrit comme un "ensemble de bassin de retenue d’eau paysagé et de jardin arboré, trait d’union d’un parcours pédestre depuis le parc de Rousse vers le bassin de retenue d’eau paysagé du Marais Rabot Sud".
Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.