Vers 1627, d'après Guillotin de Corson, Renée du Quengo, veuve d'Olivier de Chastellier, seigneur de la Haultaye et président du parlement de Bretagne, demande à l'évêque de Rennes Mgr Cornulier, l'autorisation de faire venir dans la ville les religieuses de la Visitation de Sainte-Marie. Le 1er septembre 1628, la communauté est admise à Rennes et Louis XIII les y autorisent également par lettre patente. Comme les autres communautés, elles sont chassées durant la Révolution. Leur couvent est vendu à Julien Lohier le 29 fructidor an 3 (15 septembre 1795) pour 120 500 livres.
En 1815, les religieuses réintègrent finalement leur couvent mais leur chapelle a été transformée en magasin et elles doivent donc en faire construire une autre. En 1874, le couvent est racheté par les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen-le-Grand pour en faire un établissement scolaire. Acquis en 2003 par la Ville de Rennes, l’ensemble est détruit pour laisser la place à un centre commercial. En 2004, la chapelle, déjà désaffectée, est à son tour détruite.
(Sarah Kergus, enquête thématique départementale, 2025)
Comme le montre le plan de 1846, le couvent de la Visitation est reconstruit en bordure de la rue des Fossés, sur des terrains dépendant du couvent du 17e siècle. Les documents conservés aux archives communales (série O), indiquent que de nouveaux bâtiments sont construits en 1862, suivant un alignement donné par la ville, en prévision de l'ouverture de l'actuelle rue Hoche.
(Isabelle Barbedor, Inventaire topographique, 2000)
Etudiante en Master d'histoire à l'université de Rennes 2. En partenariat avec l'inventaire du patrimoine dans le cadre de la réalisation de mon mémoire de master portant sur "les religieuses rennaises face au tournant révolutionnaire (1789-1820)" sous la direction de Solenn Mabo.