Dossier d’œuvre architecture IA35132907 | Réalisé par
Lécuillier Guillaume (Contributeur)
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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  • enquête thématique régionale, Inventaire des héritages militaires en Bretagne
Fort du Naye (dossier en cours), Le Naye (Saint-Malo)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bretagne - Saint-Malo Nord
  • Commune Saint-Malo
  • Lieu-dit Le Naye
  • Cadastre CR 31

Un toponyme anthropomorphique

Situé à mi-chemin entre Saint-Servan et Saint-Malo, le Naye à Saint-Servan est formé d’une pointe - le Naye - et de deux îlots nommés l’Île Dorée ou d’Houet [cf. bibliographie : Maigné, 1903]. Le toponyme principal est anthropomorphique : il tire son origine de la pointe formant une proéminence vers le nord-ouest protégeant une vaste mer intérieure découverte à chaque basse, jusqu’à Paramé et la montagne Saint-Joseph, avec au centre le Talard [voir la carte de Denis de la Voye, vers 1680]. Il est orthographié de différentes manières : "Nes", vers 1680 ; "Nez", 1681 ; "Nay", 1783, 1834, 1841, 1857 ; "Nès", 1793-1794 ; "Naye", 1882, 1945 ; "Nais", 1800. C’est cette mer intérieure, progressivement endiguée à partir du 18e siècle, qui devient au siècle suivant les ports de Saint-Malo et de Saint-Servan connectés à la gare ferroviaire de Saint-Malo.

Hypothèse : le toponyme "Dorée" repris par Maigné en 1903 ne pourrait-il pas avoir pour origine la seigneurie du Clos Doré à Saint-Servan qui a appartenu à une branche de la famille Magon ?

 

Deux moulins à vents

A la fin du 17e siècle, un moulin à vent figure sur chacun des îlots ; celui de l’ouest abrite une maison pour le meunier, une soue à cochons et un puits [cf. bibliographie : Maigné, 1903]. Une perche, située à l’extrémité de la pointe, porte également le nom de "balise du Nes" [voir la carte de Denis de la Voye, vers 1680]. Un plan anglais de Saint-Malo en 1590 conservé par les The National Archives semble déjà figurer les deux moulins à vent.

Implanté sur la chaussée du sillon, au Talard et à Saint-Servan, une dizaine de moulins à vent constituent - en plus des fortifications de la ville de Saint-Malo et des clochers - le paysage littoral et rappelle l’importance des droits seigneuriaux (au même titre que les poteaux de justice implantés à l’entrée du sillon à Rochebonne-La Hoguette et sur l’île qui recevra plus tard le fort National).

Selon la légende, c’est à la pointe du Naye qu’étaient suppliciés les condamnés à mort par noyade depuis la suppression de la pendaison à La Hoguette : les bourreaux - simples bateliers ou charretiers - étaient appelés les "Nayoux" [cf. Collection Louis Pottier : article d’A. M. de 1962].

 

Une batterie d’artillerie

Après l’attaque anglaise contre le port de Saint-Malo en novembre 1693 (avec l’épisode dit de la "machine infernale") dans le contexte de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688 à 1697), une batterie d’artillerie est construite sur l’îlot à partir de mai 1694.

Dans l’Estimation abrégée et instructions des ouvrages plus pressés de Saint-Malo et de ses dépendances du 9 mai 1694 de l’ingénieur Sébastien Le Prestre de Vauban, on peut lire : "Sixièmement : Pour faire une batterie de six canons sur le rocher dit le Nez (B), au premier moulin qui regarde Saint-Malo, faire l’aplanissement du rocher pour l’assiette de son revêtement qui sera de moellon à mortier de terre jusqu’au niveau de la plate-forme, le parapet au-dessus de gazon et fascinage, la plate-forme de charpente, un petit corps de garde et un couvert attenant pour les munitions. 2 500 livres.

[Dans la marge] A l’année prochaine moyennant les galères [?], il a fallu y travailler dès à présent pour apaiser [les] messieurs du Saint-Malo.

Septièmement : Mettre quatre pièces en batterie sur l’épaule et face droite de la contregarde (21) [également appelée "l’éperon" de l’enceinte urbaine de Saint-Malo], pour avec celle du Nez (B) croiser de près sur l’entrée du port" [SHD Vincennes, 1VH 1051].

Dans une deuxième version, l’estimation du projet est ramenée à 2 000 livres.

 

La redoute d’Aiguillon

Dans le contexte de la guerre de Sept Ans (1756-1763), l’îlot est doté en 1757 de fortifications de campagne - "des barrières appointées de palissades" pour plus de 3 100 livres - et d’une redoute armée de six canons de six [livres de balle, c’est le poids du boulet, soit environ 3 kg] "empruntés aux négociants" [cf. bibliographie : Maigné, 1903 ; c’est la formule utilisée par le chevalier Mazin dans son mémoire de 1762].

La redoute dont la construction a coûté plus de 2 800 livres, est "fraisée [c’est-à-dire garnie d’un rang de pieux vers l’extérieur] avec revêtement en maçonnerie et fossé sec du côté de Saint-Servan avec feux de revers sur les Bas Sablons et sur les fronts de Saint-Malo […] au moyen d’un parapet de maçonnerie construit sur les côtés nord et sud de l’île" [cf. bibliographie : Maigné, 1903 ; il s’inspire sans aucun doute d’un mémoire conservé au SHD de Vincennes].

Cet ouvrage de fortification détachée est nommé "redoute d’Aiguillon" en référence à Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis (1720-1788), duc d'Aiguillon, gouverneur de Bretagne de 1753 à 1768.

 

Description du plan de la redoute

Un plan daté de 1757 figure le tracé de la redoute [SHD Vincennes : 1VH 1053 ; les Archives municipales de Saint-Malo dispose d’une copie numérique].

Les deux îlots ne sont accessibles qu’à marée basse.

Le chemin d’accès à la redoute arrive du continent à l’est et longe au sud le premier îlot sur lequel est implanté un moulin à vent.

Un fossé isole le premier îlot du second îlot situé à l’ouest.

Implantée sur le deuxième îlot, la redoute se compose de deux parties distinctes :

La partie orientale de la redoute abrite la porte d’entrée (protégée par un mur crénelé), un bâtiment à usage de corps de garde/caserne flanqué de deux autres bâtiments, un puits et six emplacements de tir au canon (dotés d’embrasures et plate-formes en bois). Une traverse en maçonnerie protège des tirs en enfilade trois emplacements de tir au canon.

La partie occidentale de la redoute est isolée de la partie est par un fossé et deux portes disposées au nord et au sud. Dominant la partie orientale de la redoute, ce réduit englobe le moulin à vent ouest. Du côté de la terre à l’est : cette partie est dotée de deux emplacements de tir au canon et d’une banquette d’infanterie. Le front sud, tourné vers l’anse des Sablons, est doté d’un emplacement de tir au canon orienté vers le sud-est et d’un mur crénelé. Du côté de l’entrée du port à l’ouest et au nord, se trouve une banquette d’infanterie semi-circulaire dont le parapet est percé d’un unique emplacement de tir au canon vers le nord-nord-ouest.

Logée dans la maison du meunier, la garnison n’occupe l’île qu’en temps de guerre. Cette position de barrage - contre Saint-Servan - est occupée par les troupes françaises (une cinquantaine d’hommes) lors de la descente de juin 1758 précédent celle de Saint-Cast le 11 septembre 1758 (bataille qui se solde par une défaite anglaise). La progression anglaise du 8 juin est stoppée : par l’explosion de plusieurs moulins à vent sur la chaussée du Sillon, par l’artillerie française plus nombreuse et par un orage. Selon les témoignages, la garnison de la redoute aurait permis d’empêcher les Anglais de mettre en batterie deux pièces d’artillerie vers la ville de Saint-Malo depuis la pointe du Naye.

La description de la redoute par le chevalier Mazin

Dans un mémoire daté du 26 avril 1762, le chevalier Mazin (1712-1772), ingénieur en chef à Saint-Malo écrit : "Le fort n’est qu’une redoute construite en 1757 à la tête de l’entrée du faubourg de Saint-Servan, lequel peut servir de vedette [étymologiquement, c’est une tour servant de poste d'observation à un guetteur] ou grande garde pour observer et rendre compte de ce qui se passe dans Saint-Servan lorsque les ennemis l’occupent, ce qui est arrivé le 9 juin 1758… Il est d’une haute entourée, d’une basse flanquée, dans tout son pourtour, par la ville et le grand fort de la Cité ; il est palissadé en fraise avec fossé au-devant du front qui regarde de Saint-Servan ; il n’y a qu’une maison de meunier et un moulin qui servent de logements aux troupes qu’on y met en temps de guerre, c’est-à-dire à la vue seulement de l’ennemi. Il est armé de six canons de 6 livres, lesquels sont empruntés aux négociants à qui on les rend quand on n’a plus de besoin. Il n’y a point de gardien, y étant inutile, et il y a, en ce petit fort de très beaux fruits".

Une redoute inutile ?

La paix revenue en 1763, les fortifications de l’îlot sont délaissées.

Avec la construction du fort de la Cité sur la pointe d’Aleth, il semble que certains ingénieurs du génie, comme Defremond en 1770 (il s’agit sans doute de Pierre Antoine Jérôme de Frémond de La Merveillère, 1737-1805), le jugent inutile : "le fort du Nés construit à l’entrée du port, antérieurement à celui de la Cité est par lui-même un mauvais ouvrage et est devenu absolument inutile depuis l’établissement de ce dernier, ou le laisser tomber en ruine" (cf. Collection Louis Pottier : transcription de juin 1991 d’un mémoire du Génie à Vincennes).

En 1804 dans le contexte des Guerres de la Révolution française (1792-1802), le corps de garde de l’îlot est doté d’un lit de camp, d’une table, de deux bancs et d’une planche à pain (pour 105 fr.).

Le cadastre parcellaire de 1835 de la commune de Saint-Servan figure l’agrandissement du logis du meunier et l’ajout d’un bâtiment à l’emplacement du fossé de la redoute. La pointe de l’îlot est nommée "Fort aux Ânes", sans doute en référence au chemin pratiqué par les ânes (et les hommes) qui court à marée basse entre les villes de Saint-Servan et de Saint-Malo en passant sur les ponts du Nay [sic] et l’Evêque et qui permettent de franchir le Routhouan [voir le plan de Saint-Malo de 1783].

Un tableau de Théodore Gudin (1802-1880) figure l’îlot avec ses deux moulins à vent sur leur plate-forme circulaire et un bâtiment, avec en arrière-plan la ville de Saint-Malo. Le mur reliant les deux plate-formes des moulins est percé de créneaux de fusillade comme sur le plan de la redoute de 1757.

 

Le fort du Naye

Sous le règne de Louis-Philippe 1er (1830-1848), la question de la défense des côtes revient à l’ordre du jour par suite du regain de tension avec l’Angleterre. Dans le contexte du projet de création d’un vaste bassin à flot entre les villes de Saint-Malo et de Saint-Servan (les premiers projets datent de la fin du 17e siècle ; les travaux font l’objet de la loi du 6 juin 1836), l’île Dorée est achetée le 1er juin 1838 par l’état à la veuve Guibert* pour la somme de 10 000 fr. afin d’y construire un fort à l’emplacement de l’ancienne redoute.

L’emplacement du fort, des fossés et des glacis paraissent avoir été réglés par la Commission mixte du 7 mars 1836.

Afin de parfaire la défense des nouvelles infrastructures portuaires qui pourraient constituer un accès terrestre vers la ville de Saint-Malo, le projet du Génie de 1838 prévoit trois "coupures" avec rempart précédées d’un fossé en eau : deux sur la chaussée de la digue, la seconde sur le quai de l’avant-port de Saint-Servan. Pour protéger le bassin à flot du côté de la terre, un vaste front bastionné et des ouvrages détachés (fort et lunettes) sont également prévus.

Le fort du Naye est construit entre 1838 et 1843 pour un budget de 164 500 fr. pris sur le budget du ministère des Travaux publics. Entre 1837 et 1839 est construit immédiatement au nord du fort une digue doublée d’une cale constituant l’avant-port de Saint-Servan, relié lui-même à la terre par une digue faisant chaussée.

Si le fort du Naye reprend à l’ouest le tracé arrondi de la redoute du 18e siècle, il est construit ex-nihilo à l’est sur la mer. Aménagée, vers le nord-ouest du côté de Saint-Malo, l’entrée du fort se fait par un pont-levis percé dans un mur crénelé en ligne brisée.

Pour sa défense contre les coups de main, le fort est doté d’un fossé en eau : afin d’éviter le franchissement du fossé par les digues (également appelée "batardeaux") nord et sud, deux dames ont été aménagées à leur sommet (seule la digue nord et sa dame sont conservées).

Du côté de la mer, une douve se remplissant à marée haute a été créée par déroctage de l’estran [cf. le plan de 1851 du SHD Vincennes ; l’orthophotographie de 1923 et la vue aérienne oblique de 1929].

Du côté de l’anse de l’anse des Sablons, vers l’ouest-sud-ouest et le sud-ouest, trois embrasures sont aménagées dans le parapet. Dans le petit flanc sud est aménagée une banquette d’infanterie afin de pouvoir prendre en enfilade l’escarpe et le fossé filant vers l’est-sud-est.

Implanté vers le sud-est, perpendiculairement à la chaussée venant de Saint-Servan et en position de barrage, un haut cavalier d’artillerie est précédé d’une banquette d’infanterie. Le cavalier est desservi par une rampe protégée par une traverse en maçonnerie à l’ouest, la banquette d’infanterie par une galerie couverte traversant le cavalier. Sous le cavalier sont aménagés trois abris.

Située dernière le cavalier, à gauche du pont-levis, une seconde banquette d’infanterie est implantée parallèlement à la chaussée. Elle permet un tir d’infanterie à faible distance.

*Il s’agit sans doute de Jeanne-Perrine Ruault de la Motte (1762-1847), veuve de Mathurin Guillaume Guibert de La Noe (vers 1763-1765 - 1824), capitaine, négociant, armateur et maire de Saint-Servan de 1821 à sa mort.

Le déclassement du fort du Naye

Le fort du Naye est déclassé par la loi du 27 mai 1889 portant classement et déclassement d'ouvrages de défense, tant en France qu’en Algérie.

Vendu en 1892 par la direction des Domaines de Rennes, le glacis du fort est acquis par la commune de Saint-Servan pour cause d’utilité publique. Une carte postale mentionne le fort comme "poudrière". En effet, il semble que le fort servait à stocker de la poudre pour le ministère de la Guerre (collection Louis Pottier, article de presse, 17 septembre 1977).

A partir du 12 mars 1909 et jusqu’au 12 mars 1918 soit durant 9 ans, le dénommé Henry Emmanuel Tanquerey, fournisseur des eaux pour la Marine demeurant à Saint-Malo, devient adjudicataire de la "douve" du fort du Naye dépendant de l’administration de la Guerre. Souhaitant y établir un "établissement de pêche pour l’élevage des crustacés, coquillages et poissons", il obtient le lancement d’une enquête publique par l’inscription maritime le 1er avril 1909. D’une longueur de 190 m pour une largeur de 13 m soit environ 1 600 m2 de superficie, la douve dispose d’une prise d’eau au sud sur le domaine public maritime [cf. plan du fort joint au dossier].

En 1923, au moins cinq bâtiments apparaissent dans l’enceinte du fort du Naye. Un bâtiment apparait également construit sur la contrescarpe, c’est-à-dire sur le quai de l’avant-port de Saint-Servan.

En 1929, la réalisation de la nouvelle écluse du Naye (mise en service en 1931) entraîne le remblaiement de l’avant-port de Saint-Servan et la création d’un terre-plein. La partie nord du fossé du fort est remblayée et le pont-levis est détruit (cf. vue aérienne oblique de 1929).

Suite à venir...

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 17e siècle, 3e quart 18e siècle
    • Secondaire : 2e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1694, daté par source
    • 1757, daté par source
    • 1838, daté par source
  • Murs
    • granite maçonnerie
    • terre
  • Toits
    pierre en couverture, béton en couverture
  • État de conservation
    vestiges, état moyen, inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété de la région
  • Intérêt de l'œuvre
    vestiges de guerre, à signaler
  • Éléments remarquables
    fort, mur défensif
  • Sites de protection
    site inscrit
  • Précisions sur la protection

    Site inscrit par arrêté du 26 mai 1939 (partie du domaine public maritime de Saint-Malo).

Site classé en 1939 au titre de la loi du 2 mai 1930 sur la protection des monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général.

Au 30 janvier 2026, le fort du Naye est situé hors zones de présomption de prescription archéologique (ZPPA) par l'état.

Le fort du Naye figure dans l'inventaire du patrimoine bâti protégé annexé au plan local d’urbanisme de Saint-Malo (approuvé le 4/11/2025) : il est repéré comme "élément du patrimoine bâti d’intérêt à protéger" (sur une gradation de 1 à 3, le niveau 3 - choisi pour le fort - est le plus faible). Le poste de commandement de l'écluse du Naye est également repéré en niveau 3.

Dans le régalement graphique du plan local d’urbanisme, le fort du Naye est situé en zone destinée aux activités à vocation portuaire de la Gare maritime (UAPm). Seule la courtine ouest est identifiée comme "murs de clôtures remarquables à protéger".

Les orientations d’aménagement et de programmation du port (OAP n° 13) précisent : "Les arbres du secteur seront à préserver au maximum et les anciens mur du Naye seront, quant à eux, à conserver".

Documents d'archives

  • Saint-Malo. 1689-1699. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans. (archives numérisées : SHAT_1VH1051_St-Malo).

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1051
  • Saint-Malo. 1700-1723. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1052
  • Saint-Malo. 1724-1779. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans.

  • Côtes de l'Océan, 1759-1762. Mémoire sur la Bretagne par le chevalier de Mazin, 26 avril 1762.

    https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/925686

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : GR 1 M 1088
  • Saint-Malo. 1780-1801. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place, et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1054
  • Saint-Malo. 1827-1840. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place, et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1056
  • Tableau d'assemblage du cadastre parcellaire de la commune de Saint-Servan, 1835 (mises à jour en 1911 et 1953).

    https://archives-en-ligne.ille-et-vilaine.fr/thot_internet/ark:/49933/thtc866t2921/22430/1

    Archives départementales d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5537 ; 3p_313_001.jpg
  • Extrait du cadastre parcellaire de Saint-Servan, 1835.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo304241

    Musée de Bretagne (Rennes) : 2017.0000.1985
  • Saint-Malo. 1840-1844. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place, et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1057
  • Saint-Malo. 1848-1852. Projets des travaux à effectuer aux fortifications et aux bâtiments militaires de la place, et aux batteries de côtes en dépendant : mémoires, états, correspondance, plans.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1059
  • Série de quatre plans représentant l'évolution du fort du Naye à Saint-Servan par Paul Banéat (1856-1942). Document réalisé pour la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Saint Malo (SHAASM) en 1903.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo307947

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo487386

    Musée de Bretagne (Rennes) : 952.0011.1891 ; 2017.0000.2905
  • Rapport Pinczon du Sel sur les installations du Mur de l'Atlantique (1946-1949). "Le Mur de l´Atlantique. Livre IV : du Mont Saint-Michel à la Laïta" (collection : Service Historique de la Défense du Château de Vincennes). Texte en liasse ; plans et photographies.

    https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/arts-sciences-militaires/batiments-militaires/rapport-pinczon-du-sel-sur-les-installations-du-mur-de-latlantique

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMV MV 2DOC 3

Bibliographie

  • NAVARRA TERRASSEMENTS SPÉCIAUX, CABINET D'ÉTUDE EN SÉCURITE PYROTECHNIQUE. Port de Saint-Malo - Terminal ferry du Naye. Aménagement poste 1, embectages et accès nautiques. Étude historique et technique de pollution pyrotechnique. Non publié, 2020, 208 p.

  • DUPONT, Alain, PEYLE, Eric. Le Mur de l’Atlantique sur la Côte d’Emeraude. Dinard : éditions Danclau, 1994, 120 p.

  • CHAZETTE, Alain, DESTOUCHES, Alain, PAICH, Bernard. Album Mémorial Atlantikwall, Le Mur de l'Atlantique en France 1940-1944. Bayeux : édition Heimdal, 1995, 480 p. ISBN 2-84048088-3.

  • CHAZETTE, Alain, DESTOUCHES, Alain, TOMINE, Jacques, PAICH, Bernard, LAURENT, Jacky. Atlantikwall. Mythe ou réalité. Bonchamp-lès-Laval : éditions Histoire et fortifications, 2008, 480 p.

    p. 275-276
  • LAGADEC, Yann, PERRÉON, Stéphane (avec la collab. de David Hopkin). La bataille de Saint-Cast (Bretagne, 11 septembre 1758). Presses universitaires de Rennes, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 2009, 451 p.

    https://doi.org/10.4000/books.pur.103182

    p. 63
  • GISCARD D'ESTAING, Guillaume, GISCARD D'ESTAING, Alban. L'Aigle et l'Hermine. Tome 1 : Les troupes d’occupation 1942 - 1944. 2019, 125 p.

  • GISCARD D'ESTAING, Guillaume, GISCARD D'ESTAING, Alban. L'Aigle et l'Hermine. Tome 2 : Les fortifications à l'Est de la Rance. 2019, 169 p.

  • GISCARD D'ESTAING, Guillaume, GISCARD D'ESTAING, Alban. L'Aigle et l'Hermine. Tome 3 : Les fortifications à l'Ouest de la Rance. 2019, 124 p.

  • GISCARD D'ESTAING, Guillaume, GISCARD D'ESTAING, Alban. L'Aigle et l'Hermine. Tome 4 : Les combats de la Libération. 2019, 151 p.

Périodiques

  • Loi du 27 mai 1889 portant classement et déclassement d’ouvrages de défense, tant en France qu’en Algérie. Bulletin Officiel du ministère de la Guerre, édition méthodique, fasc. n° 48.

    p. 177 à 213
  • MAIGNÉ. "Le Naye et ses environs. A Saint-Servan". Saint-Servan : Société historique et archéologique de l'arrondissement de Saint-Malo, Annales de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo, 1903, p. 54-58.

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207418x

  • BINET, Henri. "La guerre de côtes en Bretagne au 18e siècle. Le commandement du Duc d'Aiguillon en Bretagne au début de la Guerre de Sept Ans (1756)". In: Annales de Bretagne. Tome 26, numéro 2, 1910. p. 307-351.

    https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1910_num_26_2_4204

  • DESCOTTES, J. "Historique des anciens bâtiments militaires de la place de Saint-Malo". Saint-Servan : Société historique et archéologique de l'arrondissement de Saint-Malo, Annales de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo, 1933, p. 20-57.

    https://laborar.lelabocambrai.fr/ark:/12148/bpt6k487317k

    p. 52-53
  • FORKEL (colonel). "Le Siège de Saint-Malo (août-septembre 1944)". Revue historique des armées, numéro thématique spécial : La IIIe Région militaire (Bretagne - Vendée - Anjou - Maine - Basse-Normandie) 1870-1970, 26e année, n° 3, 1970, p. 198-207.

    https://www.persee.fr/doc/rharm_0035-3299_1970_num_26_3_8735

  • GOURDIN, Pierre. "La catastrophe de Saint-Malo pendant la construction du bassin à flot en 1845". Saint-Servan : Société historique et archéologique de l'arrondissement de Saint-Malo, Annales de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo, 1984, p. 95-102.

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k53253975

    p. 95
  • CHAURIS, Louis. "Pour une géo-archéologie du patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne". Revue archéologique de l'Ouest, n° 31, 2014.

    http://journals.openedition.org/rao/2755

  • TOMEZZOLI, Giancarlo T., POTTIER, Louis. "Journey through the Defenses of the Festung Saint-Malo (FR)-1". Archaeological Discovery, 4, septembre 2016, p. 125-142.

    https://www.scirp.org/journal/paperinformation?paperid=70471

  • TOMEZZOLI, Giancarlo T., POTTIER, Louis. "Journey through the Defences of the Festung Saint-Malo (FR)-2". Archaeological Discovery, 4, october 2016, p. 143-169.

    https://www.scirp.org/journal/PaperInformation?PaperID=71364&#abstract

Documents figurés

  • Vue de Saint-Malo prise des bords de la mer (début du 19e siècle ?). Paris : Imprimerie Basset, imprimé par Langlois.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo148413

    Musée de Bretagne (Rennes) : 884.0022.6
  • Saint-Malo. Vue prise du fort du Naye (1841 ?). Dessiné d'après nature et lithographie par Hyacinthe Lorette, peintre, membre de la Société libre des Beaux-Arts et professeur au collège de Saint-Servan.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153147

    Musée de Bretagne (Rennes) : 2017.0000.1871
  • Saint-Malo. Vue prise au-dessus du port de Solidor en Saint-Servan (3e quart du 19e siècle ?). Dessin par Lepriole, lithographie par Alfred Guesdon.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo201582

    Musée de Bretagne (Rennes) : 952.0011.1984
  • Vue de l'entrée du fort du Naye depuis le nord : fossé, pont-dormant, pile, pont-levis et mur crénelé, carte postale ELD.

    Archives municipales de Saint-Malo : 2Fi5-444
  • Vue générale depuis le nord, carte postale (B.J.C., Paris). De gauche à droite, on distingue le fort du Naye (mur crénelé et pont levis) et l'avant-port avec digue et cale. En arrière-plan, la ville de Saint-Servan.

    Archives municipales de Saint-Malo : 2Fi5-767
  • Vue aérienne oblique du port de Saint-Malo depuis l'ouest-sud-ouest, 1961.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo364685

    Musée de Bretagne (Rennes) : 971.0037.567.2
  • Vue aérienne oblique du terre-plein du Naye, de l'anse des Sablons et de Saint-Servan depuis le nord, 1er août 1970.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo392092

    Musée de Bretagne (Rennes) : 973.0060.169.1
  • Vue aérienne oblique du terre-plein du Naye depuis le sud, 1er août 1970.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo392093

    Musée de Bretagne (Rennes) : 973.0060.169.2
  • Vue aérienne oblique du terre-plein du Naye depuis le sud-est, 14 juin 1971.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo391399

    Musée de Bretagne (Rennes) : 974.0071.113.3
  • Vue aérienne oblique de Saint-Malo depuis le sud, 21 mars 1974.

    http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo393559

    Musée de Bretagne (Rennes) : 978.0029.28.11
  • ASSOCIATION GERFAUT 29. MOIGNEZ, Christian. Collection de plans et coupes de bunkers.

Documents multimédia

  • Images malouines d'hier à aujourd'hui. 01- Fort du Naye. 5 janvier 2019.

    https://stmalo.ebc-creations.fr/saint-servan-fortdunaye

  • Association bretonne du souvenir aérien - ABSA 39-45. "La Flak à Saint-Malo et sa région. Reserve-Festungs-FlaK".

    https://www.absa3945.com/FLAK/flak_saint_malo.html

  • Remonter le temps - Institut national de l'information géographique et forestière.

    https://remonterletemps.ign.fr/

Annexes

  • Les ensembles fortifiés de l’avant-port de Saint-Malo ("Ra 272" et "Ra 273") par Guillaume Lécuillier, 2026
  • Le secteur défensif des écluses ("Ra 274") par Guillaume Lécuillier, 2026
  • L’ensemble fortifié "Ra 275" par Guillaume Lécuillier, 2026
  • Le bilan des destructions du port de Saint-Malo par Guillaume Lécuillier, 2026
Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Bretagne
Lécuillier Guillaume
Lécuillier Guillaume

Chargé d'études d'Inventaire du patrimoine à la Région Bretagne.

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